RÉPLIQUE #2 : Christian Noël de Radio-Canada et Simon Dermarkar de HEC

Les déchainés souhaites rectifier certains propos que le journaliste Christian Noël a véhiculés, dans l’article sur le site web de Radio-Canada, intitulé «Cryptomonnaie, inflation et populisme : le « jeu dangereux» de Pierre Poilievre» publié le 6 avril 2022, qui mentionnait :

(…) les transactions sont difficilement traçables. Elle est donc prisée sur le marché noir et par le crime organisé.

De façon totalement neutre et apolitique, Les déchainés souhaite réagir en mentionnant d’abord que le registre distribué (ou «blockchain») derrière Bitcoin est ouvert et public. Il est ainsi possible pour quiconque qui le souhaite de retracer l’ensemble des transactions. Particulièrement dans un univers où les points d’entrée sur ce réseau nécessitent désormais par la réglementions une reconnaissance de l’identité de la personne (normes «KYC» ou Know Your Customer visant à lutter contre le blanchiment d’argent).

En revanche, le système bancaire actuel, centralisé et privé, propose des «trous noirs» opaques dans les flux monétaires, notamment grâce aux paradis fiscaux de certaines juridictions. Parfois, survient des fuites d’information, comme celles des Panama Papers, qui révèlent des milliers d’anomalies que l’on pourrait qualifier de Crimes économiques. Et tout cela se passe sous la bonne supervision des banques dûment accréditées par les différentes autorités de marchés financiers et réglementaires.

TROMPERIE #1 : Bitcoin est prisé sur le marché noir et par le crime organisé

De plus, dans le même article, Christian Noël interroge Simon Dermarkar, professeur à l’École des hautes études commerciales – HEC. Selon M. Dermarkar que nous citons ici :

«Une adoption du bitcoin à plus grande échelle ne signifie pas que ça deviendra le moyen ultime de contrer l’inflation, soutient Simon Dermarkar.»

Or, l’inflation est d’ordinaire causée par deux phénomènes :

  1. la relation entre l’offre et la demande;
  2. l’impression monétaire.

Selon Trading Economics, l’indice M0 de nombre de dollars canadien en circulation aurait augmenté de 400% en 2020 et de 500% en 2021.

Canada Money Supply M0 is the most liquid measure of the money supply including coins and notes in circulation and other assets that are easily convertible into cash.
Canada Money Supply M0 is the most liquid measure of the money supply including coins and notes in circulation and other assets that are easily convertible into cash.

Même son de cloche du côté de la Banque du Canada, qui rapporte une impression monétaire de 376%, depuis le début de la pandémie liée au COVID-19.

Summary of Key Monetary Policy Variables : Monetary Aggregates, Bank of Canada

Cela pourrait expliquer la haut de l’Indice des prix à la consommation qui est passés tout récemment à 6,7% en mars 2022, tel que le rapport le Journal de Montréal


Toujours dans le même article, M. Noël donne la parole à Geneviève Tellier, professeure de science politique à l’Université d’Ottawa :

(…) le discours de Pierre Poilievre, qui dénigre la Banque du Canada et qui favorise la cryptomonnaie au détriment du dollar canadien, est un jeu dangereux, selon Geneviève Tellier (…)

TROMPERIE #2 : Remettre en question un système monétaire où la dilution du pouvoir d’achat provoquée – entre autres – par l’impression monétaire est «Dangereux».

Le collectif Les déchainés tient à rappeler que la Banque du Canada n’adosse désormais plus la valeur de sa monnaie à l’Or, et ce depuis 1971, année où les États-Unis d’Amérique ont suspendu les accords de Bretton Woods. Ce qui, d’un point de vue économique, représente un danger évident. Plus de détails dans notre article «L’argent immaginaire».

Il serait donc honnête pour ce journaliste de conclure que les deux univers, celui du système monétaire de la Banque du Canada, ainsi que celui de Bitcoin, ne sont pas incompatibles. De fait, il serait possible que la Banque du Canada adosse sa flotte monétaire à Bitcoin, qui est de loin le meilleurs outils de stockage de valeurs numériques. Cela aurait pour effet d’éviter que des tractations politiques puissent obtenir du «Quantitative Easing».

  • Pour fin de définition : le «Quantitative Easing» ou l’assouplissement quantitatif est un type de politique monétaire dans lequel la banque centrale d’un pays tente d’augmenter la liquidité de son système financier, généralement en achetant des obligations d’État à long terme aux plus grandes banques du pays.

De plus, étant neutre et jouissant d’une politique monétaires nano-infationniste décrémentielle prédéterminée, Bitcoin offre un environnement économique «fini», ce qui permettrait d’éviter désormais toute impression monétaire causant invariablement de l’inflation.

32 850 BTC ont été créés en 2021, sur une quantité maximum et infalsifiable de 21 000 000 (en 2140). Ce qui représente 0,156% d’inflation.

  • L’inflation actuelle programmée pour Bitcoin est de 6,25 / 21 000 000 (0,0000297619048%) aux dix minutes. Et cette inflation chutera à 3,125 / 21 M (0,0000148809524%) aux dix minutes vers 2024; à 1,5625 / 21 M vers 2028, et ainsi de suite aux 4 ans, jusqu’en 2140 alors que l’inflation sera à 0%.
Statistique: Nombre de Bitcoins en circulation dans le monde du 1er trimestre 2011 au 1er trimestre 2022 (en millions) | Statista
Source : Statista

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