AVEU SINCÈRE OU OPÉRATION MARKETING ? Le célèbre journal financier et économique admet avoir eu des propos injustement négatifs à l’égard de Bitcoin depuis 2011, ce qui auraient pu faire manquer le bateau à des investisseurs

Dans un article paru le 5 décembre dernier, le Financial Times (FT) rappelle le scepticisme constant de ses auteurs envers les cryptomonnaies, en particulier le bitcoin, ce depuis juin 2011. Il en profite aussi pour réitérer que «le bitcoin fonctionne sur un protocole ingénieux mais inefficace comme moyen d’échange et peu fiable comme réserve de valeur. Selon eux, le prix du bitcoin est principalement alimenté par le battage médiatique et déconnecté de toute utilité réelle, sa valeur intrinsèque étant limitée aux coûts d’infrastructure et à des éléments intangibles».
Malgré la récente hausse du bitcoin au-delà de 100 000 $, les auteurs maintiennent leurs critiques antérieures.
⚠️ Il s'agit d'opinions du Financial Times hautement discutables et débattables.
Selon Les déchaînés, ces critiques réitérées du Financial Times manquent de contexte ou de profondeur.
Pour plusieurs, la DeFi (Decentralized Finance) est une alternative crédible et avantageuse au système financier traditionnel.
Autrement, de plus en plus d'institutions comme des Fonds de pension ou des États considèrent Bitcoin comme une réserve de valeur émergente, malgré ses limites.
À juste titre, Bitcoin est utilisé pour effectuer des paiements transfrontaliers; il a été adopté comme cours légal dans certains pays (Salvador, République Centrafricaine); il est considéré par certains gouvernements comme un actif à inclure dans ses réserves stratégiques; il est prisé par de grandes firmes de courtage (comme BlackRock ou Fidelity) offrant des Fonds négociés en bourse (ETF) visant à bonifier significativement le rendement de portefeuilles, tout en imposant une volatilité supplémentaire négligeable.
Toutes ces utilités de Bitcoin, qui démontrent sa valeur, sont largement documentés.
Faute avouée, à moitié pardonnée ?
FT présente néanmoins des excuses aux lecteurs qui, « influencés par leur scepticisme, n’auraient pas investi et manqué des gains potentiels ».
Ils précisent également que « leur cynisme envers les cryptomonnaies ne signifie pas un soutien au système financier traditionnel, qu’ils critiquent tout autant ».
Dans tous les cas, cet article a fait beaucoup réagir dans la cryptosphère, où certains voient en cette sortie, d’une part, un aveu d’avoir manqué d’une certaine rigueur dans son analyse sur l’opportunité financière que représente Bitcoin et, d’autre part, une opération marketing visant à calmer l’érosion de sa clientèle dont le taux de désabonnement semble significatif.
Quoi qu’il en soit, seuls les fous ne changent pas d’idée. Il est remarquable qu’un média de masse aussi reconnu admette publiquement avoir couvert de façon inadéquate un sujet. Cette reconnaissance publique du Financial Times, bien que tardive, ouvre la porte à une discussion plus équilibrée sur Bitcoin et les cryptomonnaies. Et, juste pour cela, le collectif de réflexion Les déchaînés applaudit son geste remarquable.
Espérons que cet aveu marquera un tournant dans la manière dont les médias traditionnels couvrent les cryptomonnaies, en encourageant une analyse plus rigoureuse et une meilleure compréhension de leur potentiel.
